Un mort à la Tour Eiffel (vidéo)

4 février 1912 : un mort à la Tour Eiffel. L’inventeur Franz Reichelt veut tester son prototype de costume-parachute en sautant du premier étage de la Dame de fer. Son invention ne fonctionnera pas et l’inventeur s’écrasera au sol, sous l’oeil des caméra.

un mort à la tour eiffel

Un mort à la Tour Eiffel

Nous sommes au début du mois de février 1912. L’inventeur-fou Franz Reichelt annonce à la presse qu’il va réaliser un saut depuis la Tour Eiffel. Objectif : prouver que son invention, le « costume-parachute », fonctionne bien.

Le 3 février, il rédige son testament… le lendemain matin, il arrive tôt en bas de la Tour Eiffel. La préfecture de police de Paris a donné son accord, mais seulement si l’inventeur utilise un mannequin. Pourtant, ce dernier a une confiance totale dans son invention et veut sauter lui-même. Des policiers sont présents pour assurer le service d’ordre mais aucun n’intervient pour stopper l’inventeur-fou.

À 8h22, une trentaine de journalistes et de badauds sont présents au pied de la Tour pour assister à cet évènement. Après une quelques secondes d’hésitation, Franz Reichelt saute du 1er étage. Mais son costume-parachute se replie sous lui… et il tombe alors en chute libre sur 57 mètres avant de s’écraser au sol.

Testament de Franz Reichelt

(fautes d’orthographes d’origines)

« Fait a Paris le 3 février 1912.

Je soussigne fait don de tout ce que je possède a Madame Luise Schillmann, employé depuis de longues anné pour le devoument et les service quel me rendu.

Et jé l’autorise de toucher tout le factures reste non paye et garder le montent en plus jé voudrais que dans le cas mon invention porterai le fruit que on verse a cet personne un rente anuelle de quinze cent franc dan le cas mon invention rapporterai moin de troi mille franc, Madame Luise Schillmann ne Reis doit partager avec mes parent en 2 partis égale.

Mai jé vous prie de faire savoir a me parent que jéne voudrai jamai que ma seur Katarina ne touche qelque chose. jé vous prie don Madame Schillmann de bing executer ma derniere volonté et exusé moi de la douleur quel je pourrai vous causer. envoyé mes vetement a mon père ainsi mes bijou ma bague et montres.

En vous embrassan bin sincerement. 

Reichelt, 8 rue Gaillon »

crue de la seine

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